Pourquoi ne pas réduire la densité du mouvement pendulaire des frontaliers en développant une liaison ferroviaire, ou une navette de bus, entre Le Brassus et La Cure ?
Cette idée a fait l’objet de multiples réflexions par le passé, sans jamais déboucher sur un projet concret, faute de porteur de projet et de financement.
Elle est à nouveau d’actualité compte tenu des problèmes récurrents posés par le trafic des véhicules dans les communes transfrontalières (Bois d’Amont, La Cure, Divonne les bains, Mouthe) et du renchérissement des coûts énergétiques. Certaines entreprises de la vallée de Joux ont d’ailleurs déjà mis en place un système de ramassage des salariés haut-jurassiens, par bus, jusqu’à Morez.
La question doit être envisagée pour des motifs de déplacement professionnels mais aussi pour des motifs touristiques et d’accès au territoire, à partir de la gare TGV de Vallorbe, de l’aéroport de Genève ou des rives du lac Léman. Elle nécessite des concertations et des accords entre Etats ou entre collectivités mais aussi avec les entreprises suisses. Elle devra déboucher sur des engagements financiers de part et d’autres.
La future Charte du Parc prévoit la mise en œuvre d’un schéma des déplacements à l’échelle du Haut-Jura incluant la problématique transfrontalière.