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Foire aux questions

Développement touristique

Les difficultés à venir d’enneigement ne devraient-elles pas inciter à développer des animations attractives surtout en été et aux intersaisons ?

C’est indispensable ! Le Haut-Jura s’y est d’ailleurs déjà attelé avec des produits touristiques « alternatifs » au tout neige tels l’ouverture des ateliers d’artisans au public (Route des savoir-faire), les circuits touristiques, accompagnés ou non,  mêlant découverte d’entreprises, ayant un savoir-faire, avec visite d’un site ou d’un musée (Circuit neige, Circuit tournerie, Circuit émail,…), les produits audiovidéoguidés (Mappemonde en randonnée pédestre, Virtuel au naturel en voiture, GTJ en raquette)… D’autres initiatives sont à imaginer.

En particulier, développer l’attractivité touristique en contre-saison est à privilégier au moment où précisément la saison touristique, et les périodes de séjours et de location d’hébergements, ont tendance à se réduire. Le printemps et l’automne sont des saisons à valoriser dans le Haut-Jura, avec des produits spécifiques (produits pêche par exemple) alors qu’elles ont été trop délaissées en matière d’offre.

Cette action figure dans les propositions de la future Charte du Parc.

L’industrie « neige » du massif jurassien a-t-elle déjà pris en compte, dans sa démarche marketing, l’intérêt de la future ligne TGV Paris-Genève, et construit des « forfaits » séjours+transport négociés avec les transporteurs ?

La Communauté de communes de la Station des Rousses réfléchit actuellement à une meilleure desserte à partir de différents points d’arrivée sur le territoire: depuis La Cure, depuis Vallorbe, depuis Morez. Des études ont été menées en 2007, d’autres sont en cours avec la Suisse.  Pour le moment la mise en œuvre bute sur des questions financières en raison des risques de déficit budgétaire annoncés (les coûts de fonctionnement n’étant pas couverts par les recettes).

La promotion touristique du territoire ne devrait-elle pas mieux s’articuler avec les actions des CDT-CRT et Montagnes du Jura ?


L’émiettement de la promotion touristique du territoire constitue un frein à la reconnaissance de la destination Haut-Jura. Il importe en effet de développer une communication cohérente qui s’appuie sur une mutualisation des moyens, et une valorisation, conjointe et complémentaire de la notoriété, déjà ancienne auprès du public, de l’image « Parc » (territoire de qualité, environnement préservé) et de celle plus récente des Montagnes du Jura (caractère montagnard, tourisme hiver-été)

D’ores et déjà, cette articulation existe, le Parc relayant sur ses propres documents de communication ou de promotion touristique, la « signature » des Montagnes du Jura, notamment sur les produits phares des Montagnes du Jura que le Parc gère ou co-gère (Grandes Traversées du Jura, Ligne des hirondelles), mais aussi sur des documents plus généraux du Parc (hébergements, activités nature, activités patrimoine et savoir-faire,…).

Enfin le Parc participe à des actions partenariales de promotion de l’ensemble du massif sous la bannière « Montagnes du Jura » : salons, accueils de journalistes, relations médias,… En la matière, il est proposé dans la future Charte que le Parc coordonne et fédère les partenaires touristiques du territoire pour les actions de promotion qui s’appuie en particulier sur l’image « Parc naturel régional » en vue de renforcer la visibilité de l’offre et la notoriété du territoire.

Parallèlement, il assurera la synergie et le partenariat en liaison avec les acteurs institutionnels du tourisme (CDT, CRT, DRT…) et s’appuiera sur les actions collectives engagées dans le cadre des Montagnes du Jura. importe en effet de développer une communication cohérente qui s’appuie sur une mutualisation des moyens, et une valorisation, conjointe et complémentaire de la notoriété, déjà ancienne auprès du public, de l’image « Parc » (territoire de qualité, environnement préservé) et de celle plus récente des Montagnes du Jura (caractère montagnard, tourisme hiver-été)

Comment le Parc peut-il soutenir les porteurs de projets agri-touristiques conjuguant plusieurs activités et permettant un entretien et une mise en valeur des patrimoines paysagers et bâtis ?

Plusieurs actions du Parc ont permis la sensibilisation des gestionnaires d’espaces pastoraux, des collectivités et des financeurs à la valeur patrimoniale exceptionnelle des pré-bois du Massif Jurassien. Mais les évolutions actuelles du nombre d’animaux estivés, la baisse du nombre d’exploitants et les faibles revenus liés à l’activité de prise d’animaux en pension mettent en effet en péril le fragile équilibre sylvo-pastoral existant sur ces espaces.

Dans le cadre de sa future Charte, le Parc entend naturellement poursuivre les efforts et actions en faveur de ces espaces, en privilégiant leur intégration dans les systèmes d’exploitation, la restauration des patrimoines, et pourquoi pas en attribuant la Marque Parc aux estives sur lesquelles un savoir faire particulier est développé dans la gestion du pré bois, les soins au troupeau, la réhabilitation du patrimoine ou l’accueil du public.

Le Parc entend mobiliser dans ce sens ses partenaires financiers et techniques pour permettre notamment la reconnaissance et le soutien des activités innovantes et durables de mise en valeur de ces espaces emblématiques.

Plus généralement, la filière agri-touristique est peu développée sur le territoire du Parc, hormis via les fruitières que le Parc soutient par ailleurs. Ainsi on ne compte que trois fermes auberge sur le Haut-Jura, ce qui est très faible comparativement à d’autres territoires touristiquement équivalents. Un potentiel de développement existe à n’en pas douter.

Un travail de sensibilisation et d’accompagnement est donc à conduire pour inciter davantage d’exploitations à développer une activité touristique en prolongement de l’activité agricole et à s’inscrire dans les réseaux existants (Bienvenue à la ferme, Accueil paysan). Cette dynamique aurait pour conséquences une diversification et une amélioration des revenus pour les agriculteurs, une meilleure connaissance de l’activité agricole de montagne pour les touristes et une contribution de l’agriculture à l’animation et au développement touristique du territoire.

La nouvelle Charte prévoit ce travail qui sera à conduire en partenariat avec les chambres d’agriculture et les syndicats agricoles.