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Foire aux questions

Développement touristique

Comment le Parc peut-il soutenir les porteurs de projets agri-touristiques conjuguant plusieurs activités et permettant un entretien et une mise en valeur des patrimoines paysagers et bâtis ?

Plusieurs actions du Parc ont permis la sensibilisation des gestionnaires d’espaces pastoraux, des collectivités et des financeurs à la valeur patrimoniale exceptionnelle des pré-bois du Massif Jurassien. Mais les évolutions actuelles du nombre d’animaux estivés, la baisse du nombre d’exploitants et les faibles revenus liés à l’activité de prise d’animaux en pension mettent en effet en péril le fragile équilibre sylvo-pastoral existant sur ces espaces.

Dans le cadre de sa future Charte, le Parc entend naturellement poursuivre les efforts et actions en faveur de ces espaces, en privilégiant leur intégration dans les systèmes d’exploitation, la restauration des patrimoines, et pourquoi pas en attribuant la Marque Parc aux estives sur lesquelles un savoir faire particulier est développé dans la gestion du pré bois, les soins au troupeau, la réhabilitation du patrimoine ou l’accueil du public.

Le Parc entend mobiliser dans ce sens ses partenaires financiers et techniques pour permettre notamment la reconnaissance et le soutien des activités innovantes et durables de mise en valeur de ces espaces emblématiques.

Plus généralement, la filière agri-touristique est peu développée sur le territoire du Parc, hormis via les fruitières que le Parc soutient par ailleurs. Ainsi on ne compte que trois fermes auberge sur le Haut-Jura, ce qui est très faible comparativement à d’autres territoires touristiquement équivalents. Un potentiel de développement existe à n’en pas douter.

Un travail de sensibilisation et d’accompagnement est donc à conduire pour inciter davantage d’exploitations à développer une activité touristique en prolongement de l’activité agricole et à s’inscrire dans les réseaux existants (Bienvenue à la ferme, Accueil paysan). Cette dynamique aurait pour conséquences une diversification et une amélioration des revenus pour les agriculteurs, une meilleure connaissance de l’activité agricole de montagne pour les touristes et une contribution de l’agriculture à l’animation et au développement touristique du territoire.

La nouvelle Charte prévoit ce travail qui sera à conduire en partenariat avec les chambres d’agriculture et les syndicats agricoles.