Revenir à l'Accueil du site

Foire aux questions

Economies d'énergie

Comment concilier consommation énergétique du bâti existant et qualité patrimoniale ?

Comment concilier les préoccupations du Grenelle de l’Environnement en matière de consommation énergétique du bâti existant et qualité patrimoniale ?

 Le Parc a commencé à traiter cette question ces dernières années au travers du programme européen Leader+, dont un des objectifs était la réhabilitation des façades du bâti ancien (tavaillons, enduits à la chaux, tôles losangées, tuiles). Quelques projets cherchaient à combiner à la fois la réfection de bataillées en tavaillon le plus souvent, et l’intégration en façade de panneaux solaires ou photovoltaïques. Généralement, le Comité de programmation a formulé des avis favorables sur ces projets, approuvant cette recherche de conciliation entre des objectifs patrimoniaux et de réponse à des enjeux contemporains.

 

Conscient donc de l’enjeu en matière de rénovation énergétique du bâti ancien, et de la conciliation de cet enjeu avec des préoccupations patrimoniales, le Parc propose dans sa nouvelle charte une action qui consisterait à étudier plus précisément le comportement thermique des bâtiments anciens représentatifs du patrimoine du territoire, et à construire des outils de recommandation, sensibilisation préconisant des solutions techniques respectant les patrimoines et les caractéristiques du bâti.

Que fera le Parc pour les économies d'énergies

Face aux enjeux nationaux qui sont de réduire de 20 % les rejets d'ici 2020, le Parc se doit d'avoir sur son territoire des objectifs au moins aussi ambitieux.

Pourquoi ne pas inciter les collectivités à intégrer un volet environnemental (voire une compensation CO2) dans leurs marchés publics ?

C’est une proposition intéressante que le Parc pourrait relayer dans la mesure où il souhaite que la future Charte soit reconnue au niveau national comme Agenda 21. Une demande en ce sens a été formulée auprès du Comité Agenda 21 qui analysera, à l’issue du processus de révision, si la Charte peut valoir Agenda 21. Si elle l’est, le Parc devra s’engager à promouvoir, auprès des collectivités constitutives du Syndicat mixte, des démarches d’Agenda 21. L’introduction de prescriptions dans les marchés publics en termes environnementaux fait partie des principes de base à proposer. Notons toutefois que la loi oblige désormais les collectivités à le faire.

 

Le Parc applique déjà ces principes puisqu’il demande à ses prestataires ou fournisseurs, lors de la passation de marchés publics, la fourniture d’un mémoire sur leurs engagements environnementaux et qu’il ne passe des actes d’engagement avec certaines entreprises (imprimeries par exemple) qu’à la condition qu’elles disposent d’un « label écologique ».

Le Parc peut-il aider les ateliers dans des démarches éco-responsables ?

Un soutien du Parc est-il envisageable pour aider les ateliers à maîtriser leurs risques environnementaux, réduire leur facture énergétique (isolation, éclairage,…), d’autant plus s’il  leur faut être exemplaire en matière d’accueil du public ?

Avec le programme Leader+ (2002-2008), le Parc est déjà intervenu auprès des entreprises dans ces domaines. Il  est même reconnu au niveau national pour cette politique en faveur des entreprises artisanales et industrielles en milieu rural.

La future Charte prévoit à nouveau des mesures en ce sens. Cela fait partie de l’appui prioritaire que le Parc entend développer auprès des entreprises à la fois pour contribuer à réduire leurs charges, et on sait que les « poches » d’économie sont importantes, pour préserver l’environnement des risques de pollutions (eau, air, sol) et pour valoriser les efforts consentis à travers une politique de communication renforcée.

Le Parc procède-t-il à des opérations de thermographie aérienne sur les anciens bâtiments ?

Le Parc se fixe comme objectif de mener une politique ambitieuse dans le domaine des économies d’énergies.

 

Elle sera synonyme de sensibilisation et d’information, de diagnostics énergétiques des bâtiments, d’analyse des consommations, de conseils, ….

 

La thermographie aérienne fait partie des outils qui pourront être utilisés, en particulier pour visualiser les pertes et ainsi convaincre plus facilement les propriétaires de la nécessité de conduire des travaux.

 

Pour information, cette technique est d’ores et déjà mise en œuvre par une entreprise située sur le territoire du Parc, qui utilise une caméra thermique accrochée à un ballon.

Le développement du bois énergie peut-il avoir des répercussions sur la biodiversité forestière ?

Pour un territoire comme le Haut-Jura boisé à hauteur de 70 %, le développement du bois énergie constitue une réponse adaptée en matière de promotion des énergies renouvelables. Pour autant, il convient d’envisager l’exploitation de cette ressource de façon durable de manière à assurer le renouvellement des peuplements et préserver l’intérêt paysager et environnemental des milieux.

La mobilisation du bois énergie devra intégrer les autres fonctions remplies par la forêt et notamment sa contribution à la biodiversité.Dans ce contexte, le Parc souhaite engager un plan d’approvisionnement territorial en bois énergie qui, en associant l’ensemble des acteurs permettra de déterminer dans quel cadre doit se développer la filière bois énergie sur le territoire, de façon à concilier les objectifs de préservation de la biodiversité et ceux de structuration d’une filière locale.

Au-delà, la future charte du Parc réaffirme la nécessité de préserver et gérer les espaces naturels remarquables, notamment les vieilles forêts et de pratiquer une sylviculture durable sous forme de futaie jardinée.