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Foire aux questions

Gestion et protection

N’y aurait-il pas nécessité d’inscrire dans la Charte une mesure supplémentaire et unique concernant l’abeille ?

Une mesure de la Charte devrait concerner la protection et le suivi des populations d’abeilles.

Il nous semble difficile d’envisager une mesure spécifique sur le sujet. Toutefois, il apparaît que certaines mesures prévues dans la future Charte conduisent à maintenir voire à améliorer la situation des populations d’abeilles sur le territoire. On notera par exemple le choix d’une agriculture à haute valeur environnementale qui favorise la biodiversité végétale (les prairies fleuries), le territoire sans OGM, l’encouragement aux pratiques biologiques, les actions en faveur des zones humides et prairies sèches.

Comment le Parc peut-il aider les communes dans la gestion de leurs boues de stations d’épuration ?

 

La question de la valorisation des boues de station, notamment de la durabilité de la filière d’épandage en agriculture est récurrente depuis quelques années. Un certain nombre de collectivités éprouvent en effet de plus en plus de mal à trouver des agriculteurs volontaires pour recevoir sur leurs parcelles les boues de station. Dans ce domaine, l’action du Parc pourra être d’inciter les collectivités productrices de boues à mutualiser leurs moyens et leurs compétences pour trouver et mettre en place une filière collective et durable de valorisation de ces déchets. Cet accompagnement dans la recherche et la mise en place d’une filière collective de valorisation est actuellement inscrit dans le projet de Charte. La compétence « Assainissement » restant aux collectivités, celles-ci resteront responsables du traitement et du devenir de leurs boues.

Le Parc, dans sa nouvelle Charte, ne pourrait-il pas autoriser l’ouverture de carrières sous conditions ?

La position actuelle du Parc se décline selon les principes suivants :

  • Le Parc, au sous-sol susceptible d’intéresser son exploitation par la filière des carriers, n’a pas vocation à être un territoire support d’extraction de matériaux et donc de la création de multiples sites.
  • L’ouverture (ou la réouverture) de carrières est possible sur le territoire du Parc, et ce pour deux raisons : extraire des matériaux à des fins patrimoniales pour des réhabilitations d’éléments patrimoniaux du territoire peut être nécessaire (cas des carrières de marbres par exemple) ; le territoire peut avoir des besoins (réfection de routes par exemple), nécessitant un minimum de matériaux, qu’il apparaît difficile de faire venir de l’extérieur du territoire, au seul motif que le Parc est un territoire préservé.
  • Les sites de grand intérêt biologique et paysager ne sont pas destinés à recevoir ce type d’activités,
  • L’ouverture, la réouverture ou l’extension de carrières ne peuvent se concevoir sans que des études préalables, relatives à l’analyse des milieux naturels concernés, à la ressource en eau, à la stabilité des terrains, aux paysages, aux nuisances induites (bruits, poussières, circulation, …), notamment pour les habitants, sur/et aux alentours des sites pressentis, ne soient menées sur un laps de temps significatif (une année) par des bureaux d’études reconnus comme compétents dans les divers domaines listés ci-dessus.

La nouvelle Charte du Parc reprendra ces règles et pourra les assortir d’un préambule par lequel il sera préconisé :

  • D’une part, que compte tenu de la qualité générale des milieux naturels et des paysages, le niveau d’exigence vis-à-vis des études à produire sera élevé,
  • D’autre part, que le Parc sera particulièrement attentif à l’analyse des impacts et aux moyens de réduction envisagés,

Enfin, les services de l’Etat seront appelés à faire preuve de la même vigilance sur ce type de dossier lorsqu’ils auront à les instruire (engagements formulés dans la Charte).

 

 

 

 

Pourquoi ne pas réaliser une carte des déplacements de faune (corridors écologiques) ?

La matérialisation des zones de déplacement de la faune en général - les corridors écologiques - est un élément qui va figurer dans le Plan de Parc. Sans en faire une carte spécifique, il s’agira d’une couche de données qui pourra, en fonction des besoins, être mobilisée et superposée à d’autres informations spatialisées comme un projet d’aménagement routier ou urbain par exemple.

Pour autant la notion de corridor reste vaste et ambiguë pour sa matérialisation. Ainsi, le territoire du Parc est en lui-même un macro-corridor pour des espèces migratrices qui longent les éléments de relief que sont les cours d’eau ou les chaînes de montagne.

A l’opposé, l’exemples d’une simple haie, joignant deux zones boisées, ou un maillage de pelouses sèches sur un coteau de vallée, constituent des éléments plus fins tout autant nécessaires à la circulation et au maintient d’espèces plus locales.

 

Il conviendra donc de préciser le niveau de détail de ces corridors « cartographiées » sans omettre de mentionner par ailleurs l’intérêt des mosaïques d’habitats.