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Foire aux questions

Habitat et Urbanisme

Le Parc ne pourrait-il pas favoriser la notion d’habitat groupé, dont la coopérative d’habitat est la forme la plus élaborée…et une alternative aux lotissements ?

Le lotissement demeure une forme d’urbanisme qu’il faut pouvoir prendre en compte dans la mesure où il est un moyen pour les communes de développer leur population et répondre aux demandes de futurs habitants.

 

Toutefois il convient d’en maîtriser à la fois le développement et la qualité. Le lotissement est potentiellement consommateur d’espaces et il importe de réfléchir à son organisation, à la taille des parcelles comme à la localisation et à l’emprise des voiries. Il doit être réfléchi en termes de qualité des espaces publics à créer, d’insertion paysagère et de liens avec le bâti villageois traditionnel.

 

Dans ce contexte, l’habitat groupé (maisons mitoyennes, habitats en bande, petits collectifs,…) offre des formes d’habitat à envisager parce que moins consommatrices d’espace, facteurs de lien social, créatrices d’une architecture nouvelle et potentiellement moins énergivores. L’habitat groupé représente ainsi une alternative intéressante à la maison individuelle placée au milieu de sa parcelle. En terme de coûts, il constitue une réponse appropriée à l’accession au logement de familles n’ayant pas nécessairement des moyens financiers importants.

 

L’habitat groupé trouve d’autant plus sa place dans l’idée de densifier d’abord  le bâti villageois, plutôt que de privilégier des extensions urbaines.

 

Les coopératives d’habitat, dont certaines commencent à voir le jour dans le Parc, sont l’occasion pour les habitants d’une réflexion sur leurs modes de vie et d’habiter ainsi que d’une implication dans l’acte de construction aux côtés des architectes et entreprises.

 

Ces deux idées devraient donc trouver des prolongements dans la future Charte du Parc.

Peut-on éviter que les lotissements du Haut-Jura ne ressemblent à ceux des banlieues de Toulouse, Nantes ou Grenoble ?

Le Parc partage cette préoccupation. La volonté légitime des communes d’accueillir de nouvelles populations et faire vivre des écoles et des commerces n’est pas toujours accompagnée d’un urbanisme respectueux des paysages et de l’environnement. Ce qui est pourtant compatible.

C’est pourquoi, depuis quelques années, au travers de projets pilotes (Lavans les St Claude, Avignon les St Claude, Les Rousses), de voyages d’études proposés aux élus ou de diffusion de guides méthodologiques à destination des communes, le Parc s’attache à engager le territoire vers une nouvelle approche de l’urbanisme, des paysages et de l’architecture du Haut-Jura.

Le Parc propose ainsi de réfléchir à de nouvelles façons d’habiter nos villages, de partager l’espace, notamment en proposant d’accompagner les communes vers une démarche d’urbanisme peu consommateur d’espaces et d’énergies, socialement accessible à tous, porteur des valeurs de mixité et de densité comme l’enjoint la loi SRU de 2000.

A travers des actions de sensibilisation et de formation, de conseils et d’avis sur les PLU et les opérations d’aménagement et de constructions (lotissement, activités, équipements touristiques, etc), le Parc souhaite orienter les collectivités vers un urbanisme et une architecture de qualité, respectueux des patrimoines et des ressources du territoire du Haut-Jura.

Cette action est envisagée, dans le projet de Charte,  dans la vocation 1 : « Un territoire construit, vivant et animé ensemble », ainsi que dans la vocation 2 « Un territoire responsable de son environnement ».

De nombreux bâtiments situés dans le centre des bourgs ou des villes du Parc méritent d’être préservés.Le Parc peut-il agir pour éviter la démolition de ce patrimoine ?

En matière de patrimoine et d’architecture, le Haut-Jura possède des ensembles bâtis remarquables qu’il est indispensable de préserver, mais aussi de faire évoluer dans le respect du patrimoine local, comme témoin de l’histoire ou pouvant être réinterprétés au regard des enjeux contemporains. Sachant que tout ne peut être systématiquement conservé.

Le Parc participe à l’identification des ensembles bâtis remarquables (des inventaires du patrimoine historique sont réalisés en collaboration avec les services de l’Inventaire des  Régions) et joue son rôle de sensibilisation auprès de communes, éventuellement de particuliers (conseils, édition de la Collection patrimoine,…).

Cependant, le Parc n’a pas de pouvoir réglementaire : il ne peut pas, seul, s’opposer à la démolition d’un bâtiment historique. En outre, il n’est pas toujours mis au courant des projets de démolition. Si le bâtiment est classé ou inscrit, l’Architecte des Bâtiments de France doit donner un avis.

Il conviendrait donc de demander aux communes de signaler au Parc les projets de cette nature de manière à ce qu’un conseil soit donné en amont. Les communes trouveraient ainsi un appui auprès du Parc, afin d’envisager ensemble les outils et moyens  adaptés à leur éventuelle préservation et rénovation.

Cette action peut être prévue dans la nouvelle charte, au sein de la vocation 2 : « Un territoire responsable de notre environnement ».

Pourquoi ne pas obliger la collectivité à mettre à disposition des habitants des jardins familiaux ?

Le Parc n’a pas le pouvoir d’imposer de telles demandes aux collectivités. Il peut néanmoins les accompagner dans la conception et la mise en œuvre de ces jardins collectifs. Il est par ailleurs envisagé de réaliser des actions de formations - informations à destination des habitants afin de promouvoir les pratiques de jardinage et d’arboriculture biologiques.

Comment intervenir contre la banalisation des paysages bâtis?

Concernant la construction de maisons ou de bâtiments d'activité, nous faisons effectivement le double constat, sur le territoire du Parc en général, du manque d'harmonie du bâti, entre constructions récentes et bâti traditionnel par exemple, et de la banalisation des paysages par la construction de maisons sans réflexion architecturale ni attention au cadre bâti existant.

Rappelons ici que le Parc n'a pas de pouvoir réglementaire pour autoriser ou interdire leur réalisation. C'est le maire, au regard de la réglementation en vigueur sur sa commune (Règles Nationales d'Urbanisme ou document d'urbanisme, tels le PLU ou la carte communale) et des avis et conseils qu'il aura pu recueillir auprès des services de l'État ou d'autres organismes, qui prend la décision finale d'autoriser ou de refuser un projet de construction.

L'intervention du Parc se situe au niveeau de l'accompagnement des communes dans ses choix : d'une part lors de l'élaboration du document d'urbanisme (qui fixe les grandes règles d'implantation des constructions par secteur), d'autre part à travers le conseil en architecture sur des projets d'envergure ou de bâtiments publics.

Par ailleurs le Parc il organise des formations et des journées de sensibilisation auprès des élus et des partenaires, afin d'encourager et de soutenir les projets respectueux de l'environnement, des paysages et de l'architecture locale et édite régulièrement des guides techniques à destination des élus.

La future Charte du Parc fait de la qualité architecturale et de l’urbanisme une de ses orientations majeures.

Que fait le Parc pour protéger l'environnement de villages .

La préservation de l'environnement et des villages est également une préoccupation du Parc. Il n'appartient pas au Parc de faire la police auprès des particuliers qui ne prendraient pas soin de l'environnement. Nous avons en revanche un devoir de conseil et de sensibilisation auprès des habitants et des élus en particulier, afin d'encourager des comportements éco-citoyens, de rappeler la législation et les moyens à disposition des communes pour mettre fin aux dérives portant atteinte à l'environnement, etc...

En outre, nous pouvons signaler auprès des services concernés les problèmes observés sur le terrain, tels les dépôts d'ordures aux entrées de villes/villages.